06.04.2007

Fin de vie, autre vie



Dans mon métier je côtoie des approvisionneurs qui parlent souvent de la fin de vie d'un produit.

Un produit ne meurt pas, un produit est en fin de vie.

Mon blog meurt-il ou est-il en fin de vie ?

Ni l'un ni l'autre.

Il devient autre chose, quelque chose de plus détaché.

Détaché ?

Non, je n'en sais rien en fait.

Il grandit, comme moi, tout simplement.

Aussi - pour être plus pragmatique - je n'ai plus d'espace disque je pars donc poser ma musique, mes images et autres folies ailleurs...

Mon boudoir devient Le Boudoir de Jane et je vous y invite bien volontiers.

05.04.2007

Concert - Major Mantley Rawson Duo



Petite idée concert pour le week-end de Pâques ! 

Concert du tout nouveau Major Mantley Rawson Duo vendredi 6 avril de 21h00 à 1h00 à l'adresse suivante :

Le Baroudeur
30 rue Yvonne Le Tac
Paris 18ème (métro Abbesses)

Le Major Mantley Rawson Duo c'est Stephane Maurin à la guitare et Yoram Rosilio à la contrebasse.

N'hésitez pas !

01.04.2007

Zorn



ou colère.


J'adore ce mot, je ne me l'explique pas.

Et de l'associer à "Rage", un des titres joué par Ping Machine samedi soir.

Samedi soir, pour ceux qui n'auraient pas suivi, ce devait être mon marathon du jazz.

Deux concerts, deux lieux différents.

Sauf qu'on a loupé une étape.

Nous étions 4 : moi entourée de 3 charmants garçons.

Ce n'est pas faute d'avoir couru, c'est faute d'avoir trouvé le lieu et nous nous sommes découragés un peu vite.

Déjà pour le premier concert, pour se garer, ce fut galère. Il n'y avait pas de places sauf des demi-places à cause de voitures mal garées.

Nous avons bien tenté de caser la voiture sur une place à moitié prise par une autre voiture, avec escalade du chauffeur qui devait sortir par la fenêtre et marcher sur le capot de l'autre voiture avant de nous rendre compte qu'il ne pourrait pas, de toute façon, rouvrir la portière à moins que l'autre voiture ne s'en aille entre temps...

Nous avons bien ri mais cela n'arrangeait pas notre souci.

Nous avons fini par trouver même si quelque peu illégalement...

Un marathon qui s'est fini à l'Inédit Café à l'angle de la rue Taine et de la rue de la Lancette.

Un café découvert grâce à A.

Un café devenu malgré moi symbole d'un trajet entre un Attac et un appartement.

Un café qui reste avant tout relié à A. et synonyme de bonne chère.

Un café qui sert des repas savoureux, copieux et pas chers.

Un marathon du jazz raté et réussi à la fois donc.

Réussi parce que j'ai découvert Ping Machine.

Réussi parce qu'il a fini dans le vin et le chocolat.

Raté parce que je n'ai pas pu voir Laurent Marode !

Raté parce que là, à moins d'aller en Belgique, je risque de ne pas le voir avant un moment.

Frustrée donc mais encore de belles choses en perspective, voilà ce que je préfère me dire.

***

Ping Machine, ce sont surtout des souffleurs.

Des musiciens dirigés par Fred Maurin, guitariste.

Allez sur leur site, vous aurez des extraits de musique.

J'ai eu un faible pour le saxo baryton, je l'admets.

Une sonorité grave et sensuelle qui vous mène au plus profond de vous-même.

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Je me suis sentie légère sur les flûtes traversières dont je préfère décidément le son en jazz qu'en classique.

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Je n'ai pas été infidèle à la contrebasse et ai vibré sur des solos.

La contrebasse, c'est une douceur au milieu de tous ces instruments à vent.

Le baiser qu'on pose à l'impromptu sur votre joue et qui vous berce encore longtemps après.

 

 

A la fin il y a eu un "bis" au grand désespoir de B.

Nous étions deux adeptes du jazz contre deux "néophytes" - ce terme est délicat car j'en suis une aussi - dont un qui sait définitivement que cette musique ne le touche pas. A la fin de cette soirée, l'autre a déclaré qu'il s'apercevait qu'il n'avait pas besoin de la musique, qu'il s'en passait très bien. Ca m'a fendu le coeur moi qui n'imagine pas un monde sans musique. Et puis j'ai repensé à une histoire de "complémentaires ou trop différents ?" Et j'ai frissonné.

Les musiciens interprètent "Wrapped in plastic". On ne regrette pas ce "bis".

La question d'un de mes amis : "Pourquoi ce titre ?"

Et A. de répondre : "Mais parce qu'ils étaient tous entourés de cellophane pendant ce morceau, n'as-tu pas vu ?"

Et nous de rire stupidement parce que nous ne nous posions sans doute pas cette question.

Parce qu'elle nous a surpris.

Parce que les titres en jazz sont pour moi quelque chose que nous ne pouvons pas comprendre ni expliquer.

Ils seraient au coeur de la création et intimement liés à ce moment solitaire du compositeur.

Mais je n'en sais rien. Je ne sais rien.

D'ailleurs si un musicien/compositeur nous lit il va se rendre compte des questions que certains peuvent se poser après un concert et il risque d'être déçu ou de se dire qu'il y a vraiment des tarés.

Ou alors il se dira en toute simplicité qu'il est heureux qu'on se pose des questions, qu'il est heureux qu'on aille à la découverte de ce qu'il produit et que sa musique soulève des questions. Il sera heureux de ne pas jouer que pour des "spécialistes".

J'opte pour cette dernière hypothèse parce que je crois en la générosité de l'autre.

Parce que j'ai envie de ne voir que du chaleureux en ce moment.

***

A la fin du concert, je suis partie en courant en entraînant les autres, sans saluer celui à qui je dois cette très bonne soirée.

Pardon.

J'étais pressée.

Surtout je ne voulais pas déranger.

Je n'ai jamais aimé imposer ma présence aux autres.

Mais il sait combien j'ai apprécié, je l'ai écrit. C'est bien l'essentiel, non ?

Et d'aimer avoir des hommes de passage dans ma vie parce que je ne sais être que de passage en ce moment.

(à l'écoute Bach, Toccata & Fugue en ré mineur, morceau que je massacre joue en ce moment au piano et qui se marrie bien avec la colère je trouve, allez me comprendre, moi je ne cherche plus...)

Pleine lune demain...


podcast
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Vous ai-je déjà dit mon amour des coquelicots ?

Leur sauvage, leur solitude, leur capacité à fleurir au milieu de tout, leur regard lorsque mes yeux les croisent sur le chemin de fer ?

Et j'aime leur rébellion face au bouquet...

L'Empereur du Portugal



ou l’amour fou d’un père pour sa fille.

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Ce livre de Selma Lagerlöff, je l’ai lu plusieurs fois.

Et toujours je reconnais les paysages, les sentiments mais je ne me lasse pas d’être surprise, touchée, parfois effrayée.

« Il était devenu un autre homme dès l’instant précis où on lui avait mis la petite fille dans les bras ». Cette phrase résume l'histoire dans son merveilleux et son tragique.

Tout commence donc avec la naissance d’une fille née de l’union entre Jan & Katrinna. Elle s’appellera Claire-Belle, un prénom choisi au hasard d’une rencontre sur le chemin, un prénom qui doit lui prédire un avenir radieux.

Lorsque Claire-Belle a un an, son père se dit cette phrase magnifique :

« Ce n’est pas seulement le jour de la naissance de Claire-Belle, mais c’est aussi le jour de la naissance de mon coeur. »

Le temps passe, on voit la relation entre le père et la fille évoluer, toujours avec cet amour inconditionnel du père pour sa fille. Une complicité sans pareille.

Claire-Belle a dix-huit ans. Jan doit 200 rixdales à son propriétaire sinon lui et sa famille seront expulsés. Ils ont 1 an pour trouver l’argent.

Claire-Belle convainc son père de la laisser partir à Stockholm pour tenter de gagner cet argent.

Le père a le coeur fendu à l’idée de se séparer d’elle mais il sait qu’il ne peut pas l’empêcher de vivre et surtout il est persuadé qu’elle reviendra une fois cet argent gagné.

Mais Claire-Belle ne donne pas de nouvelles (une seule lettre une fois) et elle ne revient pas.

Elle fait parvenir l’argent et sauve la propriété de ses parents.

Son père l’attend au débarcadère tous les jours.

Alors il se persuade un jour qu’elle est devenue Impératrice du Portugal et lui donc Empereur.

Il se crée alors tout un monde où seule la bonté de Claire-Belle justifie les événements.

Seulement, on comprend au fil de la lecture qu’elle est loin d’avoir cette vie merveilleuse que son père lui voudrait. Tout le monde le sait sauf lui.

La folie disent certains, l'amour affirme sa femme, sauvent Jan.

Jusqu'au jour où elle revient...

Une histoire magnifique que j'espère vous lirez un jour.

C'est pourquoi je ne raconte pas la fin.

Un visage de l'amour terrifiant et touchant. 

31.03.2007

Pour Wilyrah



Lazarus - Porcupine Tree

Puisque  sa "video is no longer available".

J'aime beaucoup !

29.03.2007

De l’art de courir

Hier soir je n’ai pas eu à courir, j’ai pu partir plus tôt de la Porte d’Orléans. Paradoxalement, mon « élève » avait un contrôle de géométrie le lendemain mais la révision a été très rapide. Finalement, c’est facile la géométrie. Niveau CM 2, j’entends. Sans compter qu’il avait oublié son cahier de leçons donc nous nous sommes contentés de faire le tour des formes, de voir le calcul du périmètre, et de comparer les angles. Succin mais sûrement efficace. Avec moi, pour les sciences, il est mal barré de toute façon. Sans doute une bonne raison pour qu’une autre personne s’en occupe.

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Pour ma part, je réfléchis au devenir de mon action bénévole. J’aimerais, je crois, m’engager plus. Comme si ma vie n’avait de sens que dans ces actions, tout le reste me paraissant tellement futile. D’autant plus aujourd’hui où j’ai le sentiment d’avoir gâché des choses et de ne pas avoir su prendre les bonnes décisions au bon endroit avec les bonnes personnes.

Hier soir je n’ai pas eu à courir pour voir Les notes au-delà des maux. Sauf que je ne l’ai pas vu, la cassette remise par le réalisateur ne fonctionnait pas. J’ai mis du temps à décoller de la salle tellement je me sentais frustrée.

Alors j’ai fini dans une autre salle et j’ai vu un documentaire intitulé « Radio Colifata » réalisé par Chloé Ouvrard : en Argentine, il y a plus de 10 ans, Alfredo, alors étudiant en psychologie, a décidé d’animer un hôpital psychiatrique tous les samedis avec une radio, radio colifata, la radio des fous. Alfredo fait un montage de cette journée « sur les ondes » et envoie des extraits à des radios nationales qui les diffusent. Le but d’Alfredo est d’ouvrir le monde de la « folie », de le présenter à la société pour qu’il ne soit plus tabou.

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L'Unesco en parle ici.

En lisant les noms sur le générique de fin j’ai vu celui d’un ami d’enfance, JB. Nous jouions à Colin-maillard ensemble, chez lui. Je revois ces moments assez clairement dans mes souvenirs, son rire était extraordinaire. Nous habitions la même résidence, nos parents se côtoyaient. Plus tard, il venait à mes soirées d’anniversaires solitaires du mois d’août à Paris. Il y a 2 ans il a même rencontré ma fille. Deux ans et pas de nouvelles.

Je lui ai envoyé un message sans savoir si son numéro a changé, sans savoir ce qu’il devient car il s’isole de plus en plus. Ca fait plusieurs fois que je le sonne mais il ne répond jamais, plus jamais.

Cette histoire de radio m’a rappelée ma rencontre avec des personnes handicapées à l’époque où mes parents géraient une radio associative. Je me suis beaucoup impliquée. Je sais aujourd’hui que ce travail auprès d’eux m’a portée vers la voie du bénévolat, m’a ouvert l’esprit.

Décidément, je n'ai pas regretté ce documentaire pour un nom, une rencontre avec cette radio argentine et des souvenirs.

Hier soir je n’aurais pas pu courir pour attraper mon RER, non vraiment pas.

Je me suis fait plaisir ce matin pour m’aider à surmonter ma cuite d’hier soir (surtout ne relevez pas, je le dis vite fait, en passant) : une baguette achetée chez Kayser avec son croûton en pointe et de la confiture de reines-claudes. Un dernier plaisir avant de « quitter » Paris (ah ben oui tout de suite les grands mots). J’ai failli acheter la brioche aux pralines rouges mais je me réserve ce plaisir pour plus tard. L’idéal étant de pouvoir le partager.

Rien de tel qu’une vie de plaisir et de débauche.

PS : penser à ne plus jamais acheter mon chocolat préféré (lait, noisettes, raisins) dans la marque LP ou alors pour m’en dégoûter

28.03.2007

La vie des autres, mise à jour

Dans cette note, je regrettais de ne pouvoir vous renvoyer vers mon site de référence cinéma, celui de Wilyrah.

Depuis, Wilyrah a vu ce film et c'est !

Bonne lecture !

 
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Quel bel homme ce Sebastian Koch...

27.03.2007

Un coin d'île dans mon coeur



D'ici une semaine je ne travaillerai plus à Paris mais dans une zone industrielle, en banlieue.

Et je pleure.

Non seulement je vais regretter la diversité qu'offre Paris, l'évasion possible à la pause déjeuner (le fameux Bo Bun non loin de la Place Maubert, les commerçants, les touristes, les voisins, la vie à Paris tout simplement...) mais je ne vais plus pouvoir aller Porte d'Orléans tous les mercredis soirs pour voir une famille capverdienne qui m'a accueillie pendant 2 ans.

Il y a mon "élève" qui a 11 ans et il y a sa petite soeur, 2 ans, un amour que j'espérais suivre plus tard.

Il y a le père avec lequel je partage des goûts musicaux, la mère qu'il a fallu tant de fois rassurer au téléphone, tous ces repas partagés, tous ces instants épanouissants.

Quand nous travaillons, la petite soeur vient s'asseoir sur mes genoux et, si je le peux, je lui lis une histoire. Je caresse ses boucles, j'embrasse ses joues pleines et elle me sourit.

J'ai appelé l'association aujourd'hui, l'ESA (Entraide Scolaire Amicale) pour leur annoncer et leur demander la démarche à suivre.

Je repoussais ce moment sans doute dans l'espoir fou d'un retournement de situation.

Aujourd'hui il n'y a plus à traîner des pieds, la réalité est là.

Les locaux se vident, on veut me vendre des voitures pour améliorer mon trajet, on me parle congés et harmonisation avec mes futurs collègues ; et ma collègue est partie, elle ne pouvait pas suivre.

Je pleure parce que je tiens à cette famille, à ce coin d'île qui m'est offert chaque semaine et qui me rappelle qu'un sourire est la clef de tout.

Alors bien sûr je continuerai à les voir, à sortir le garçon au cinéma et ailleurs, à aller à leurs fêtes.

Et puis je suis invitée au Cap-Vert.

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Bien sûr. 

Mais quand même.

Concerts de jazz 31/3 - Choisir ou combiner...

Autre proposition de concert samedi soir de 20h30 à 21h30 à l’auditorium Antonin Artaud de la Médiathèque d’Ivry-sur-Seine, 152 avenue Danielle Casanova (Métro, ligne 7, Mairie d’Ivry ou RER C Ivry-sur-Seine).

L’entrée est libre mais il faut réserver : 01.49.60.26.95.

Plus d’informations sur le groupe Ping Machine .

 

Maisons-Alfort est à 10 minutes en voiture d’Ivry-sur-Seine, je m’interroge donc sur un combiné des deux... D’autant que j’aurai une voiture.

Oui, motivée !

Les musiciens :

JEAN-LUC PARISIER, Trompette, Bugle

RAFAEL KOERNER, Batterie

FLORENT DUPUIT, Saxophone Ténor, Flûte

ADRIEN BAUDET, Saxophone Alto, Flûte

ERIC DESBOIS, Saxophone Baryton

VINCENT JACQZ, Trompette, Bugle

JOHN KNIGHT, Trombone

ARMEL MARTIN, Saxophone Ténor et Soprano

YORAM ROSILIO, Contrebasse

JEAN-MICHEL COUCHET, Saxophones Alto, Soprano, Baryton et Clarinette Basse

ANDREW CROCKER, Trompette, Trompette de poche

FRED MAURIN, Guitare, Composition, Direction